Chroniques
RENCONTRE AVEC MARILOU AUSSILLOUX — « Pour me toucher, un rôle doit raconter l’état du monde »
Dans Une femme aujourd’hui de Robert Guédiguian, Marilou Aussilloux incarne Juliette, trentenaire cherchant à se reconstruire après un viol. L’occasion de discuter, à travers son regard d’actrice, de la représentation des VSS et leur tournage.
Festival de Dinard 2026 - RENCONTRE AVEC AMIRA CASAR – « J’ai passé la moitié de ma vie dans le noir, entourée d’œuvres »
Pour sa 37e édition, le festival du cinéma irlandais et britannique de Dinard a choisi une présidente qui lui ressemble puisqu’elle a vécu ou travaillé dans ces deux pays, l’actrice franco-britannique Amira Casar. Ensemble, nous avons parlé de ce qui fait l’ADN du cinéma d’outre-manche, de théâtre, de ses héroïnes d’enfance mais aussi de ce qui menace la culture aujourd’hui.
Festival de Dinard 2026 - RENCONTRE AVEC TINA GHARAVI – « Si des spectatrices quittent le cinéma en disant que mon film a fait écho à leur histoire, j’ai réussi »
Réalisatrice d’origine iranienne, Tina Gharavi signe son premier film d’époque en costumes en adaptant le deuxième roman de Virginia Woolf, Nuit et Jour. Dans Virginia Woolf’s Night and Day, elle raconte l’histoire d’une jeune femme qui compte bien échapper à son futur statut d’épouse pour devenir astronome. Une ode à l’émancipation, parfois un peu convenue, mais absolument réjouissante.
RENCONTRE AVEC SARAH ARNOLD — « Les personnages un peu ridicules sont plus honnêtes »
La réalisatrice signe avec L’Espèce explosive un premier long-métrage singulier, qui oscille entre polar, burlesque et comédie romantique. Nous l’avons rencontrée pour parler de ses inspirations esthétiques, ses dialogues ciselés et son goût pour les personnages désaxés.
RENCONTRE AVEC VALENTINA MAUREL — « J’évite les personnages héroïques parce qu’on peut être puissante et subversive sans le savoir »
Avec Ton animal maternel, son deuxième long-métrage, la réalisatrice franco-costaricienne poursuit son exploration des liens familiaux dysfonctionnels, tout en s’attachant à filmer une ville et un pays rarement montrés au cinéma.
RENCONTRE AVEC SYLVIE MEYER ET MURIEL SALMONA – « #MeToo a libéré la parole, mais nous ne savons toujours pas quoi faire de cette parole »
Dans Le Monde à l’endroit, Sylvie Meyer met en lumière le travail de Muriel Salmona, psychiatre spécialiste des traumas liés aux violences sexistes et sexuelles subies durant l’enfance. Via un dispositif hybride, mêlant documentaire et reconstitution avec des actrices (Sandrine Bonnaire, Isild Le Besco, Marianne Denicourt), elle nous ouvre la porte de ce cabinet et dévoile de nouvelles réflexions sur le traitement des traumatismes
RENCONTRE AVEC JUDITH GODRÈCHE – « Combien de fois doit-on écrire le même livre, témoigner du même vécu, pour être entendues ? »
Adapter Annie Ernaux est un défi de taille que Judith Godrèche relève avec brio avec Mémoire de fille. On y suit Annie (Tess Barthélemy) qui découvre la sexualité à travers la violence masculine lors d’une colonie de vacances dans laquelle elle est monitrice, en été 1958. Un récit fin pour une mise en scène qui l’est tout autant et qui explore ce qu’encore trop de personnes qualifie de « zone grise » du consentement.
RENCONTRE AVEC VICTOR BONNEL – « C’est une grande responsabilité d’incarner l’histoire d’Annie Ernaux, surtout mise en scène par Judith Godrèche ! »
Dans Mémoire de fille de Judith Godrèche, il incarne H, le moniteur en chef d’une colonie de vacances qui agresse sexuellement et manipule Annie, la nouvelle monitrice. Un rôle difficile pour une histoire nécessaire sur les violences masculines et sur la difficulté à représenter le non-consentement, dont Victor Bonnel nous dévoile les coulisses.
RENCONTRE AVEC CLAIRE SIMON – « Les lycéens s’identifient complètement aux livres d’Annie Ernaux »
La réalisatrice de documentaires consacre son nouveau film à Annie Ernaux à travers le prisme de l’enseignement de sa littérature au lycée.
RENCONTRE AVEC JEANNE HERRY – « Je n’ai pas fait un film sur l’alcoolisme mais un film sur une femme »
Dans son quatrième long-métrage Garance, elle suit le parcours d’une jeune comédienne (Adèle Exarchopoulos) qui tombe peu à peu dans l’alcoolisme. Alliant habillement portrait de femme et récit d’affirmation de soi et de redécouverte du désir, Jeanne Herry se démarque une nouvelle fois par la finesse de son écriture et la sensibilité de sa caméra.
RENCONTRE AVEC LÉA MYSIUS – « La violence, ce n’est pas forcément sexy ! »
Pour son troisième long-métrage, la réalisatrice Léa Mysius (Ava, Les Cinq Diables) adapte le thriller de Laurent Mauvignier dans un home invasion aux accents horrifiques, en Compétition au dernier Festival de Cannes. L’histoire d’un hameau dont les habitants (un couple, leur enfant et leur voisine) voient leur quotidien fracassé par l’arrivée de trois hommes. Rencontre avec sa réalisatrice.
RENCONTRE AVEC ESTHER MYSIUS – « Ce qui me guide est la recherche de la lumière dans le décor plutôt que la recherche du décor en lui-même »
La cheffe décoratrice d’Histoires de la nuit, de Léa Mysius, nous raconte les coulisses de ce home invasion au centre de fermes isolées. Un film angoissant – porté par les performances de Bastien Bouillon, Monica Bellucci et Hafsia Herzi – dont elle a imaginé tous les espaces labyrinthiques. Ce travail lui a valu d’être récompensé par la Prix de la jeune technicienne de la CST.
RENCONTRE AVEC GÉRALDINE NAKACHE - « Mon combat, c’était de donner à voir l’invisible »
Pour Si tu penses bien, son quatrième film en tant que réalisatrice, Géraldine Nakache sort de la comédie pour proposer un portrait particulièrement juste d’une femme victime de violences psychologiques. Un film engagé qui questionne le regard porté sur le sujet, celui qu’on porte sur soi comme celui de son entourage qui n’ose parfois pas intervenir. Rencontre.
RENCONTRE AVEC SANDRA HÜLLER – « Rose raconte notre envie d’une société plus inclusive »
Dans Rose de Markus Schleinzer, elle incarne une ancienne femme soldat qui se fait passer pour un homme afin de s’intégrer dans un village rural de l’Allemagne du XVIIe siècle. Un rôle âpre, qui interroge la place du genre dans la société et révèle une nouvelle fois l’extraordinaire capacité de l’actrice à se métamorphoser.
RENCONTRE AVEC ANOUK GRINBERG – « J’aime incarner des femmes qu’on ne retrouve pas dans Marie-Claire »
Dans La Dernière Patiente de Rémi Bassaler, elle incarne Judith, une femme médecin sur le point de prendre sa retraite. Sauf que ce dernier jour avant le repos se mue en lutte pour la survie, quand elle croise la route d’Aïda (Luàna Bajrami), une femme enceinte subissant les violences de son compagnon. Un rôle intense dans lequel Anouk Grinberg insuffle une grande humanité.
RENCONTRE AVEC HÉLÈNE ROSSELET-RUIZ - « J'ai souhaité montrer un système de domination complexe, dans lequel aucun des personnages n'est vraiment libre. »
Le Triangle d’or est le premier long métrage d’Hélène Rosselet-Ruiz, huis clos dans un hôtel particulier parisien entre une jeune femme de ménage et une riche Saoudienne, qui vont nouer une relation particulière. Rencontre avec une réalisatrice habitée.
RENCONTRE AVEC AVRIL BESSON – « J'aime l’idée qu'on puisse rencontrer quelqu'un qui ne nous ressemble pas et qui nous répare»
Après son court-métrage remarqué Queen Size (2023), nommé aux César, la réalisatrice Avril Besson retrouve ses muses India Hair et Raya Martigny dans Les Matins merveilleux. Une histoire d’amour lumineuse pour se réparer du deuil, où les deux actrices irradient dans le décor d’un bord de mer en plein hiver. Rencontre avec la réalisatrice pour parler amitiés féminines, disco et récits queers.
RENCONTRE AVEC VIVIAN OSTROVSKY – « J'aime les choses un peu marginales, situées au croisement du cinéma et de l’art »
Alors que la Cinémathèque du Documentaire et la Bibliothèque Publique d’Information lui consacraient une grande rétrospective, nous avons pu nous entretenir avec la réalisatrice américaine Vivian Ostrovsky, légende du cinéma expérimental et programmatrice pionnière dans la diffusion de films de femmes dans les années 70.
RENCONTRE AVEC LÉOPOLD KRAUS – « L’idée était de faire un Bel-Ami en 2026 avec deux gros losers »
Avec Microstar, le réalisateur Leopold Kraus nous embarque dans les dérives d’une jeunesse désenchantée en suivant Gabriel Rose (Abraham Wepler), un influenceur fauché qui se lie d’amitié avec Stanislas (Félix Lefebvre), un héritier habitué des soirées démesurées. Un premier long rempli de punchlines, de scènes à la fois absurdes et touchantes, dont il nous dévoile les coulisses.
RENCONTRE AVEC RAÏKA HAZANAVICIUS, FÉLIX LEFEBVRE ET ABRAHAM WAPLER – « On parle de notre génération, de sexualité et de mal-être, mais toujours avec humour »
Dans Microstar de Léopold Kraus, ils incarnent un trio bien mal assorti (pour notre plus grand plaisir) : une jeune femme drôle, libre et affirmée, un archétype de la jeunesse dorée insupportable et un influenceur en quête de célébrité. Résultat : un mélange déjanté qui sait analyser avec humour les affres d’une jeunesse désenchantée.