Chroniques
Cannes 2026 : LA GRADIVA - Marine Atlan
Le premier film de Marine Atlan aborde l’adolescence avec considération en entremêlant audacieusement la sociologie et l’intime.
Cannes 2026 : L’OBJET DU DÉLIT - Agnès Jaoui
Dans ce film présenté hors compétition le dernier soir du Festival de Cannes, la réalisatrice se lance, sous couvert de nuances, dans le procès maladroit, pour ne pas dire embarrassant, du mouvement #MeToo.
Cannes 2026 : LES ÉLÉPHANTS DANS LA BRUME - Abinash Bikram Shah
Le premier film népalais jamais sélectionné à Cannes, présenté dans la section Un certain regard, impressionne autant par sa maîtrise formelle que par sa portée politique.
Cannes 2026 : MÉMOIRE DE FILLE - Judith Godrèche
Pour son premier long-métrage, Judith Godrèche adapte un ouvrage phare d’Annie Ernaux sur la découverte de la violence sexuelle et du regard social. Académique dans son approche du texte d’Ernaux, Mémoire de fille présente toutefois de beaux élans de cinéma.
Cannes 2026 : BUTTERFLY JAM – Kantemir Balagov
Malgré un pitch qui ne payait pas de mine – une famille tcherkesse tenant un restaurant dans le New Jersey – Butterfly Jam surprend en disséquant les mécanismes de la violence au sein d’un groupe masculin. Une belle ouverture pour la Quinzaine des cinéastes dans laquelle brille le magnétique Barry Keoghan.
Cannes 2026 : HER PRIVATE HELL – Nicolas Winding Refn
Présenté hors compétition et pourtant très attendu, le nouveau film du réalisateur de Drive et Neon Demon est un cas d’école du male gaze.
Cannes 2026 : GENTLE MONSTER - Marie Kreutzer
Ce film brut, présenté en compétition, raconte la déliquescence d’un couple lorsque le mari est interpellé pour détention d’images pédopornographiques. La mise en scène puissante de Marie Kreutzer et l’abattage impressionnant de Léa Seydoux permettent de pardonner un scénario imparfait.
Cannes 2026 : LA VIE D’UNE FEMME - Charline Bourgeois-Tacquet
Présenté en compétition, le second long-métrage de la réalisatrice française est porté par une Léa Drucker impériale mais accuse des faiblesses scénaristiques et de mise en scène.
Cannes 2026 : SANGUINE - Marion Le Coroller
Présenté en séance de Minuit pour la séquence gore habituelle de chaque édition du Festival de Cannes, le premier long-métrage de Marion Le Coroller cite à outrance ses références dans un mélange de confusion et de timidité.
Cannes 2026 : L’ÊTRE AIMÉ – Rodrigo Sorogoyen
Présenté en compétition au Festival de Cannes, le nouveau film du réalisateur espagnol confirme sa maîtrise de l’étude des relations intrafamiliales. Dans L’Être aimé, il suit une actrice (Victoria Luengo) qui tente de renouer avec son père (Javier Bardem), un grand réalisateur. Bien loin de porter le cinéma aux nues, il montre avec habileté que l’art n’est ni un lieu de réconciliation ni un motif de pardon.
Cannes 2026 : Deux cheffes décoratrices à découvrir sur la Croisette !
Depuis 2021, la CST (Commission supérieure technique de l’image et du son) met à l’honneur les techniciennes lors du Festival de Cannes grâce à son Prix de la jeune technicienne. Cette année, deux cheffes décoratrices sont en lice : Esther Mysius pour Histoires de la nuit et Livia Lattanzio pour Les Matins merveilleux. Sorociné, qui est partenaire du prix, est allé à leur rencontre.
DIE MY LOVE – Lynne Ramsay
Très attendu sur la Croisette – la hype devant beaucoup au glamour du casting (Jennifer Lawrence et Robert Pattinson) – le cinquième long de Lynne Ramsay déçoit avec une représentation aussi clichée que problématique de la dépression post-partum.
ROMERíA - Carla Simón
Après Nos Soleils et Été 93, Carla Simón a fait son entrée en compétition à Cannes avec son troisième long-métrage. Avec le magnifique Romería, malheureusement reparti bredouille du Festival, la réalisatrice espagnole continue l’exploration sensible de son histoire intime et familiale.
Séries Mania 2026 : nos 7 coups de cœur de cette édition
Du 20 au 27 mars, Sorociné était à Lille pour le plus grand festival d’Europe dédié aux séries. Entre réflexions sur les masculinités et propos pertinents sur la parentalité ou la résistance face au fascisme, en voici sept qui ont emballé la rédaction.
Festival international du film sur l’art 2026 : nos trois coups de cœur de réalisatrices
Commencé le 12 mars dans les salles montréalaises et jusqu’au 29 mars en ligne, le festival québécois programme depuis près de quarante ans des films mettant la création artistique à l’honneur. Retour sur nos trois coups de cœur de cette édition.
LE SON DES SOUVENIRS (THE HISTORY OF SOUND) - Oliver Hermanus
La romance gay d’Oliver Hermanus, présentée en compétition à Cannes, confirme que deux stars montantes (Paul Mescal et Josh O’Connor) et un bon pitch ne suffisent pas pour réussir un film.
AMOUR APOCALYPSE - Anne Emond
Désopilant, le film de la réalisatrice québécoise Anne Émond brise avec douceur le tabou de la santé mentale.
Festival international du film politique de Carcassonne – Nos quatre coups de cœur
La huitième édition de ce festival audois consacré aux films politiques s’est tenue mi-janvier au pied de la cité médiévale. Avec une riche sélection mêlant documentaires et fictions. Voici les quatre films qui nous ont le plus marqués.
LES ÉCHOS DU PASSÉ (SOUND OF FALLING) - Mascha Schilinski
Avec son deuxième long-métrage, la réalisatrice allemande a l’ambition de raconter son pays et quatre générations de femmes. Visuellement époustouflant, Sound of Falling est aussi narrativement très maîtrisé.
L’ENGLOUTIE - Louise Hémon
Le premier long-métrage de Louise Hémon, présenté à la Quinzaine des cinéastes, présente une lecture mystérieuse, bien que convenue, sur la naissance du désir féminin au creux des montagnes.