Chroniques
RENCONTRE AVEC MARIE RÉMOND – « Ce que j’ai vécu ne m’enlèvera pas ma joie »
Dans Élise sous emprise, la metteuse en scène et primoréalisatrice Marie Rémond raconte l’histoire d’une femme engluée dans une relation toxique. En s’inspirant de son vécu, elle livre un film fin sur l’emprise, qui détaille avec minutie l’impact psychologique et physique que celle-ci peut avoir sur la victime.
Cannes 2026 : Deux cheffes décoratrices à découvrir sur la Croisette !
Depuis 2021, la CST (Commission supérieure technique de l’image et du son) met à l’honneur les techniciennes lors du Festival de Cannes grâce à son Prix de la jeune technicienne. Cette année, deux cheffes décoratrices sont en lice : Esther Mysius pour Histoires de la nuit et Livia Lattanzio pour Les Matins merveilleux. Sorociné, qui est partenaire du prix, est allé à leur rencontre.
SAUVONS LES MEUBLES - Catherine Cosme
Le premier long-métrage de la réalisatrice belge est une ode magnifique aux secrets de famille et aux femmes qui les portent, sublimée par l’actrice Vimala Pons.
RENCONTRE AVEC LEYLA BOUZID - « Avec À voix basse, c’est la première fois qu’on voit, dans un pays arabe, deux femmes qui s’aiment »
On l’avait découverte en 2015 avec À peine j’ouvre les yeux, et adorée en 2021 avec Une histoire d’amour et de désir. Dans son troisième long-métrage, À voix basse, Leyla Bouzid raconte l’histoire de Lilia, une femme lesbienne qui revient dans sa Tunisie natale pour les funérailles de son oncle, mort dans des circonstances mystérieuses.
LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA 2 – David Frankel
Vingt ans après son succès planétaire, Le diable s’habille en Prada revient pour un second tour de piste. Ambitieux et surprenant dans son écriture, ce sequel ne se départit pas d'une morale embrassant la réussite féminine corporate douteuse et conservatrice.
RENCONTRE AVEC GABRIELA TORRES – « L’œuvre de Marta Rodriguez est engagée, transgressive et poétique »
Du 14 avril au 5 mai, la Cinémathèque du documentaire et la BPI consacrent une rétrospective au cinéma de Marta Rodriguez, réalisatrice colombienne, pionnière d’un cinéma documentaire qui a porté la voix des luttes sociales amérindiennes. Rencontre avec Gabriela Torres, grande collaboratrice de la cinéaste.
SORDA - Eva Libertad
La réalisatrice espagnole s’inspire de l’expérience de sa propre sœur, Miriam Garlo, actrice sourde, pour imaginer un personnage confronté à la maternité. Et signe un long-métrage éminemment sensoriel d’une puissance bouleversante.
DIE MY LOVE – Lynne Ramsay
Très attendu sur la Croisette – la hype devant beaucoup au glamour du casting (Jennifer Lawrence et Robert Pattinson) – le cinquième long de Lynne Ramsay déçoit avec une représentation aussi clichée que problématique de la dépression post-partum.
MĀRAMA – Taratoa Stappard
Sous son aspect de conte horrifico-gothique inquiétant, Mārama manie adroitement des notions féministes et anticoloniales. Le film interroge les mécanismes de l’appropriation culturelle en se focalisant sur une part historique méconnue de l’histoire du peuple māori et sa colonisation sanguinaire par l’Empire britannique.
CARAVANE - Zuzana Kirchnerová
Le premier long-métrage de la réalisatrice tchèque raconte l’histoire d’une mère partie en vacances avec son fils porteur de la trisomie 21. Un film lumineux et sensible, quoiqu’un peu convenu.
RENCONTRE AVEC SOPHIE BEAULIEU ET ZOÉ MARCHAL – « C’est l’histoire de l’émancipation d’une femme et de la réhabilitation d’un homme »
Dans La Poupée, Sophie Beaulieu suit Rémi (Vincent Macaigne) dont la vie se résume à faire des parties de baby-foot avec ses collègues le jour et à discuter avec sa poupée gonflable le soir. Jusqu’au jour où la poupée (Zoé Marchal) se réveille… Entre réflexion sur les injonctions liées au genre et ode à l’émancipation féminine, La Poupée allie adroitement sujets de fond et comédie absurde.
LA FILLE DU KONBINI - Yûho Ishibashi
Librement adapté d’un roman de Sayaka Murata, La Fille du konbini panse doucement les blessures.
RENCONTRE AVEC MURIEL D'ANSEMBOURG – « Le vrai (et surtout le bon) sexe n’est pas pornographique »
Avec son premier long-métrage, Truly Naked, Muriel d’Ansembourg bouscule les conventions du coming-of-age. Elle suit Alec, un adolescent qui, tous les soirs après les cours, aide son père, acteur porno, à réaliser ses films. Montrant, d’une manière peu conventionnelle, l’impact de la consommation de X chez les jeunes, la réalisatrice belge livre un film percutant, dérangeant mais aussi très touchant.
WEDDING NIGHTMARE : DEUXIÈME PARTIE – Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett
Suite du succès surprise de 2019, Wedding Nightmare revient pour une deuxième partie réussie. Le film poursuit son jeu de massacre en reprenant la formule gagnante du premier opus, soit une chasse grandeur nature à la final girl organisée par de riches satanistes, jusqu’à ce que l’aube les sépare. Dans l’air du temps, il dote sa comédie pulp et gore d’un propos dénonçant les violences systémiques faites aux femmes.
ROMERíA - Carla Simón
Après Nos Soleils et Été 93, Carla Simón a fait son entrée en compétition à Cannes avec son troisième long-métrage. Avec le magnifique Romería, malheureusement reparti bredouille du Festival, la réalisatrice espagnole continue l’exploration sensible de son histoire intime et familiale.
RENCONTRE AVEC MÉLANIE THIERRY ET DAVID ROUX – « Je voulais montrer que ces structures patriarcales survivent de générations en générations »
Dans La Femme de, Mélanie Thierry incarne Marianne, épouse d’un industriel issu d’une grande famille de la bourgeoisie de campagne. En mettant l’accent sur les obligations sociales – et surtout maritales – dans ce milieu régi par les conventions, le réalisateur David Roux signe un film subtil qui explore l’impact de l’emprise patriarcale sur la vie d’une femme.
RENCONTRE AVEC CÉLINE SALLETTE ET CAMILLE PONSIN – « Nos enfants auront toujours une part de mystère irréductible »
Premier long-métrage de fiction de Camille Ponsin, Sauvage est avant tout une histoire d’amour filial. On y suit Sam (Céline Sallette) qui fait tout pour maintenir un lien avec sa fille, Anja (Lou Lampros), alors que cette dernière a quitté sa communauté rurale pour vivre dans la forêt. Auscultant la peur suscitée par la marginalité, Sauvage est un film qui parvient à être puissant sans perdre son regard contemplatif.
Séries Mania 2026 : nos 7 coups de cœur de cette édition
Du 20 au 27 mars, Sorociné était à Lille pour le plus grand festival d’Europe dédié aux séries. Entre réflexions sur les masculinités et propos pertinents sur la parentalité ou la résistance face au fascisme, en voici sept qui ont emballé la rédaction.
L'ÎLE DE LA DEMOISELLE – Micha Wald
Porté par un travail technique impressionnant et des acteurs au sommet, L’Île de la Demoiselle raconte l’incroyable histoire de Marguerite de la Roque qui parvint à survivre et à s’échapper d’une île sur laquelle elle avait été abandonnée par son oncle en 1542. Un intense récit de survie qui trouve toute sa force dans son analyse des violences patriarcales.
RENCONTRE AVEC SALOME DEWAELS ET LOUIS PERES – « Il faut redonner la place aux femmes, dans la société comme dans nos imaginaires »
Incroyable récit de survie, L'Île de la Demoiselle raconte l’histoire vraie de Marguerite de La Roque (Salomé Dewaels), une jeune Française abandonnée par son oncle sur « l'Île des Démons », au Canada, en 1542. Tout en sortant de l’ombre une figure féminine oubliée par l’histoire, le film de Micha Wald s’attache à dépeindre l’oppression et la violence patriarcale. Rencontre avec les acteurs principaux.