Chroniques
MARIA - Pablo Larraín
Pablo Larraín conclut son triptyque consacré aux grandes icônes mythiques féminines du siècle dernier après Jackie (2016) et Spencer (2021). Avec Maria, consacré aux derniers jours de la Callas, il convoque la mémoire pour redonner à la diva son corps et son identité.
LA MER AU LOIN - Saïd Hamich Benlarbi
Pour son deuxième long-métrage, le réalisateur suit, avec un sens du romanesque impressionnant, la rencontre d’un immigré marocain avec un couple de Français incongru. Une chronique triste et lumineuse à la fois, qui présente l’un des plus beaux personnages féminins de cinéma des derniers mois.
JULIE SE TAIT - Leonardo Van Dijl
Le premier long-métrage du réalisateur belge Leonardo Van Dijl, primé à la dernière Semaine de la critique, raconte avec une incroyable justesse ce que signifie la libération de la parole, et la difficulté à parler.
APPRENDRE - Claire Simon
Dans son nouveau documentaire, Claire Simon embarque dans une école élémentaire d’Ivry-sur-Seine et s’immerge dans la vie quotidienne des enfants, au plus près de leurs sensations, avec comme seule direction la beauté du verbe apprendre.
COMPANION - Drew Hancock
Comédie de science-fiction à l’esthétique rétro-futuriste, Companion embrasse les codes du revenge movie au féminin mais se contente d’un calibrage trop sage où il peine à explorer la thématique de l’empowerment féminin qu’il aborde. Épatante, la comédienne américaine Sophie Thatcher se pose comme une nouvelle icône du cinéma horrifique et fantastique.
SING SING - Greg Kwedar
Porté par l’impressionnante performance de Colman Domingo et de ses partenaires non professionnels, Sing Sing dresse un portrait collectif juste et sensible, sans pour autant parvenir à sortir des sentiers battus.
WOLF MAN - Leigh Whannell
Le réalisateur et scénariste australien Leigh Whannell poursuit son travail de relecture des Universal Monsters. Après avoir exploré la masculinité toxique, les violences conjugales et l’emprise dans Invisible Man (2020), il pose avec Wolf Man la question de l’hérédité générationnelle et sociétale de cette masculinité toxique et violente.
BABYGIRL - Halina Reijn
Porté par une Nicole Kidman électrisante, le troisième long-métrage de Halina Reijn, qu’elle qualifie de « comédie de mœurs », explore avec justesse le plaisir féminin en jouant avec les codes du thriller érotique.
NIGHTBITCH - Marielle Heller
Marielle Heller adapte le roman éponyme de l’autrice Rachel Yoder et propose un film surréaliste aux accents fantastiques propret, métaphore d’une réflexion sur la maternité manquant de subtilité.
CHÂTEAU ROUGE - Hélène Milano
Pour son troisième long-métrage documentaire, Hélène Milano plonge sa caméra au cœur d’un collège parisien du quartier de la Goutte-d’Or. Château Rouge dresse avec délicatesse le portrait nuancé d’une jeunesse défavorisée, entre questionnements et espoir.
JOUER AVEC LE FEU - Delphine et Muriel Coulin
Le troisième film des sœurs Coulin dissèque les dynamiques d’une famille monoparentale dans laquelle l’un des enfants glisse vers l’idéologie identitaire d’extrême droite. Magnifiquement interprété par trois acteurs au sommet, le long-métrage tape juste et très fort.
LA RIVIERE DES SENS – Ma Xue
Avec des images souvent crues, parfois poétiques, La Rivière des sens suit la redécouverte intime et sexuelle d’une femme lors du confinement lié à la pandémie mondiale.
JE SUIS TOUJOURS LÀ – Walter Salles
Sans éviter l’écueil de la mère courage, Walter Salles fait une piqûre de rappel sur les fondements de la dictature militaire au Brésil, qui trouve ses limites dans un récit trop intimiste.
PAR AMOUR – Élise Otzenberger
Pour son deuxième long-métrage en tant que réalisatrice, Élise Otzenberger s’aventure dans le genre du cinéma fantastique et suit une mère dont le fils pense être en communication avec les extraterrestres. Un récit puissant sur la filiation, porté par une Cécile de France bouleversante.
LA CHAMBRE D’À CÔTÉ – Pedro Almodóvar
Pour son premier long-métrage aux États-Unis, le maître du mélodrame continue de s’interroger sur la fin de vie après Douleur et Gloire, mais étonne par son style austère et froid.
L’AMOUR AU PRÉSENT – John Crowley
Dramédie prometteuse suivant les dynamiques amoureuses d’un couple à travers le temps, L’Amour au présent enterre son potentiel et fige sa proposition dans un traitement mélodramatique lourdaud en se reposant trop largement sur les talents et la bonhomie du duo de comédiens Florence Pugh-Andrew Garfield, impeccables dans l’exercice.
BIRD - Andrea Arnold
Avec Bird, la cinéaste britannique Andrea Arnold continue son exploration du cinéma social et dresse un portrait lumineux d’une adolescente des quartiers défavorisés d’Angleterre.
MON INSÉPARABLE - Anne-Sophie Bailly
Après deux courts-métrages (En travail, La Ventrière) sur les difficultés et les beautés de l’enfantement, la réalisatrice Anne-Sophie Bailly interroge la maternité dans un premier long-métrage suivant la quête d’indépendance d’une mère et de son fils en situation de handicap mental.
JOLI-JOLI - Diastème
Malgré une esthétique travaillée et des mélodies entraînantes, la comédie musicale de Noël signée Diastème rate sa cible et livre un récit creux, qu’une enfilade de clichés ne parvient pas à combler.
NOSFERATU - Robert Eggers
Pour son quatrième long métrage, le nouveau maître du cinéma d’horreur indépendant américain, Robert Eggers, s’attaque à Nosferatu et livre une relecture quasi freudienne du vampire le plus célèbre du 7e art.