RENCONTRE AVEC AVRIL BESSON – « J'aime l’idée qu'on puisse rencontrer quelqu'un qui ne nous ressemble pas et qui nous répare»
© Sorociné / EDRICHARD
Après son court-métrage remarqué Queen Size (2023), nommé aux César, la réalisatrice Avril Besson retrouve ses muses India Hair et Raya Martigny dans Les Matins merveilleux. Une histoire d’amour lumineuse pour se réparer du deuil, où les deux actrices irradient dans le décor d’un bord de mer en plein hiver. Rencontre avec la réalisatrice pour parler amitiés féminines, disco et récits queers.
Avant Les Matins merveilleux, on avait notamment découvert votre travail avec le court-métrage Queen Size, qui a été pensé comme une sorte de bande démo où l’on découvrait pour la première fois vos deux héroïnes, Charlie (India Hair) et Marina (Raya Martigny). Un projet construit rapidement en attendant de pouvoir financer votre long. Comment les deux films se complètent-ils ?
Je ne suis pas sûre qu'il se complètent. Bizarrement, je les trouve assez différents. Queen Size a été fait dans une espèce de liberté de forme totale. On n'avait pas d’équipe, pas de matériel, rien du tout. Ce n’était pas un tournage documentaire, c’était un tournage pirate ! Il y a eu une espèce d'énergie hyper forte dans la création de ce film qui n'était pas celle dans laquelle on a fait Les Matins, qui est plus classique dans sa production. La caméra est posée sur pied, on a des travellings… Il y avait une équipe réduite, mais une équipe quand même. Concernant l’histoire, elle est aussi très dynamique, très brutale dans Queen Size, qui va très vite dans la forme, alors que l’on prend beaucoup plus son temps dans Les Matins, où l’on est dans une temporalité vraiment différente. Donc, en matière d'esthétique et de sens, je trouve qu'ils ne se ressemblent pas tant que ça, mais le film a vraiment éclos avec le court. C’est là que, avec India et Raya, notre relation à trois, de sœurs, est née. Entre les répétitions pour le long et ce court-métrage, nous avons appris à nous connaître en tant qu'amies, mais aussi dans le travail, sur un plateau.
À quel point est-ce important dans votre travail d’installer une relation de confiance avec les comédiennes pour aller chercher chez elles la vérité des personnages ? Au fil des années de collaboration (le projet mis près de huit ans à se concrétiser), à quel point ont-elles influencé l’écriture et la caractérisation des héroïnes ?
Elles ont apporté énormément ! Je prends beaucoup aux actrices dans ce que j'écris, que ce soit dans la voix, dans l'intonation, dans la façon de bouger, dans les histoires qu’elles me racontaient… Raya a un impact plus important sur le personnage de Marina, qui a énormément changé au cours des versions de scénario. Elle est devenue « plus » ! En fait, je m'étais pas mal protégée au début. Marina expliquait beaucoup les choses, elle avait un ton très professoral et elle était très militante, très engagée. Du coup, son existence dans le film devenait éminemment politique. Peu à peu, elle s’est rapprochée de la Raya de la Réunion. Pas la Raya de la mode qu’on connaît, mais celle qui a grandi sur son île où elle a construit sa vie dans de petits territoires. On s'est ainsi débarrassés de ce côté très « Bigger than life » de Marina, et on l'a mis à la taille de la vie. Cela a été un grand changement du scénario par l’arrivée de Raya sur le projet.
Sur l’importance de notre relation de confiance, il y a eu, par exemple, des scènes que, pour moi, nous avons coréalisées toutes les trois. C'est le cas des scènes d'intimité où, à chaque prise, on quittait le plateau pour revoir la prise ensemble, en discuter et l'adapter. Pour la scène de la douche, c'était drôle, d’ailleurs. J’ai une photo où elles sont en peignoir, serviette sur la tête, assises devant le petit combo à regarder la prise. On a débordé par rapport à ce qui était attendu de chacune. Et entre elles, il y a eu aussi une vraie générosité. India a déjà fait cinquante films et Raya seulement quatre, donc forcément, il y a un déséquilibre sur l'expérience, et India a beaucoup accompagné Raya. Il y avait quelque chose de très joyeux pour elle de vivre ensemble les premières expériences de cinéma de Raya, d’autant que c’était aussi la première fois, je pense, que Raya incarnait un personnage aussi éloigné de son image communautaire, queer et artistique.
Pour revenir justement sur ces deux séquences d'intimité, pourquoi était-il important pour vous que les comédiennes y participent ? Ou important pour elles d'ailleurs…
Dans un premier temps, on s’était posé la question de prendre une coordinatrice d'intimité sur le plateau. Pour moi, c'était à elles de me dire comment elles ressentaient les choses. Je ne voulais pas les forcer si elles n'en avaient pas envie, et je n’allais pas me vexer si elles me disaient qu'elles en avaient besoin. Cela fait partie de la confiance. Personnellement, je trouve ça génial, ce métier de coordonnatrice d'intimité. Heureusement qu'il y en a ! Mais c'est vrai que notre tournage était tellement particulier qu'intimement, j'espérais qu'elles me disent qu'elles préféraient le faire juste toutes les trois. D’autant que ces séquences ont eu lieu à la fin du tournage ; c'était délicat de faire entrer à ce moment-là quelqu’un que l’on ne connaissait pas, car avec notre petit budget, cela aurait été difficile à préparer en amont. Mais, très vite, India et Raya ont parlé entre elles et m'ont dit : « On n'a pas très envie d’une coordinatrice d’intimité, si ça ne te dérange pas ».
Par contre, il fallait qu'on soit sûres que le fait que l’on se connaisse très bien ne crée pas un truc encore plus vicieux où l’on n'oserait pas se dire les choses, de peur de blesser l’autre... Si à un moment donné, Raya fait un truc qu’India n’aime pas trop, ou inversement, et qu'elle ne veut pas le dire parce qu’elle ne veut pas faire de la peine, c’est compliqué. Parfois la bienveillance peut aussi devenir dangereuse. Nous nous sommes donc dit qu’il fallait absolument être à l’aise pour se parler. Mais en vérité, elles étaient dix fois moins inquiètes que moi ! Personnellement, je suis très pudique, je n'avais jamais pensé réaliser ce genre de scènes. Elles restent pudiques, mais ce qui est chouette, c'est qu’on a une scène plutôt maladroite, et l'autre plutôt érotique, cela se complète plutôt bien dans l'évolution de leur relation. J’ai écrit avec ce que j'étais capable de faire, je ne voulais pas non plus passer à côté du sujet. C'est l'histoire d'un amour « éternel et banal », comme dirait Dalida. Il faut donc une scène d'intimité, c'est indispensable, parce qu’elles n’ont qu'une envie, c'est coucher ensemble… Et on a envie qu'elles couchent ensemble ! J’aurais pu le faire dans une ellipse, mais qu'est-ce que cela dirait ? Qu’on ne veut pas les montrer parce que ce n’est pas un couple hétéronormé, donc qu’on n’a pas envie de les voir faire l'amour ? Je ne voulais pas du tout rentrer là-dedans, d’où cette idée dans le film de jouer avec cette notion du consentement en désamorçant la scène par une blague, parce qu'elles sont comme ça, puis faire une deuxième scène beaucoup plus sexy mais avec cette paroi de douche magnifique qui dissimule tout. Au final, j'ai adoré réaliser ces scènes alors que je les redoutais, et c’est grâce à la confiance qui s'est installée.
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Raya a vanté dans une interview lors de la présentation du film à Cannes l’énergie féminine qui se dégageait du projet, où douceur et respect régnaient sur le plateau. Vous confirmez cela ? Ce sont d’ailleurs des femmes qui vous entourent à la plupart des postes techniques (productrice-cheffe déco-cheffe opératrice…).
Sur le plateau, c’était assez paritaire, je crois, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’y avait quasiment que des personnes queers. Nous étions peu nombreux, on se connaissait tous. Il y avait une horizontalité sur ce plateau que j’aimais beaucoup, entre l’équipe face – c’est-à-dire la cheffe op, l’ingé son, la perchwoman – et l’équipe machinerie-électro. Je me souviens de la machiniste qui venait parfois me donner de petits conseils sur certains trucs parce qu'elle était lesbienne et se reconnaissait dans des dialogues. C'est super, il y a un truc où on se parle tous et cela devient très horizontal.
C’est important et politique pour vous que les personnes queers soient autant devant que derrière la caméra ?
Raconter des histoires queers, c’est génial, mais si en plus ceux qui les font sont impliqués derrière, à tous les postes, cela change beaucoup de choses. J'avais de mauvaises expériences de mes premiers tournages, où je sentais qu'il y avait deux équipes : celle qui était devant, en gros c’est trois personnes, et tous les gens, derrière, qui étaient sur le projet sans vraiment s’impliquer personnellement. J'avais envie d'avoir des personnes qui avaient lu le scénario, qui l'aimaient, et qui pouvaient me faire des retours. C'est beaucoup plus enrichissant d’être capable d’avoir autour de soi non pas deux ou trois vécus mais dix, quinze vécus de personnes différentes qui peuvent m’aider à construire cette histoire. Je me souviens justement que nous étions tous hyper émus, quand il y a eu la scène d’amour, après les avoir vues tout le film se tourner autour. Je n’aurai pas pu faire ce film-là autrement en tout cas.
L’absence de sujet autour de la transidentité de Marina est aussi un des aspects les plus intéressants du film. Cela m’a rappelé les mots du réalisateur Nathan Ambrosioni au moment de la sortie l’an dernier du film Les enfants vont bien, qui disait que l’heure était de faire les « films d’après », où l’identité queer des personnages n’est pas un sujet. Votre film, porté par la simple pulsion de vie et d’amour, s’inscrit dans cette approche.
Plus personne n'a envie de voir le meilleur ami gay qui est là pour faire des blagues et de la figuration. On n'a plus envie de ces figures queers utilisées dans les seconds rôles pour valoriser un personnage principal hétéro. Je crois que ça y est, ça suffit. Il faut que les personnes queers se racontent à la première personne, et surtout que l’on sorte de ces schémas. Marina n’est pas définie par sa transidentité. Elle est définie parce que ses parents l’ont abandonnée. Elle est définie par le fait qu’elle vit dans ce petit village du sud de la France. Elle est définie par le fait qu’elle est grande. Il y a mille choses qui la définissent. Il n’y avait aucune raison de parler d'une transition qu’elle a potentiellement vécue il y a dix, quinze, vingt ans. Du coup, on la découvre dans un endroit installé et cela crée tout de suite un lien. On peut toutes et tous se reconnaître en Marina, parce qu'elle a peur d’aimer. Et, au-delà de faire des films avec des personnages trans, il faut aussi mettre des actrices trans dans des rôles de femmes cis. Je pense qu’il faut péter complètement tous les rapports à la normalité et à ce que l’on attend des actrices trans, et des actrices et acteurs queers en général, car, comme disait Raya tout à l’heure dans un autre entretien, il y a énormément de sensibilité et de richesse à aller chercher chez des personnes queers.
Les Matins merveilleux, c’est le film d’une rencontre, d’un duo qui me marque encore plus que l’histoire d’amour. Et ce type de grande histoire d’amitié féminine, quand on y réfléchit bien, n’est pas si présent au cinéma, même si on peut citer Thelma et Louise qui trônait au sommet du Palais des festivals cette année… Aviez-vous certaines références en tête pour ce projet ?
J’ai beaucoup pensé à Bagdad Café de Percy Adlon (1987) que j'adore, un film anti-mecs à mort ! Le seul personnage masculin qu’on aime bien, cette espèce de peintre très bizarre, est complètement désocialisé. Mais l’histoire commence quand même par une relation abusive d’un homme qui jette son épouse dans le désert avec sa valise. Elle part en colère, on ne sait pas trop ce qui s’est passé entre eux, on comprend qu’il y a eu quelque chose de pas très sain. Mais elle s’est trompée et a pris la valise de son mari, elle se retrouve avec seulement des fringues de son mec, donc dans un travestissement. Tout le film joue avec les codes du masculin et du féminin, et c’est hyper avant-gardiste pour son époque. Au final, c’est aussi une amitié entre deux femmes, avec deux actrices qui n’étaient pas connues (Marianne Sägebrecht et CCH Pounder) et que l’on n’avait pas l’habitude de voir dans les films. Dans Bagdad Café, il y a l’idée de deux femmes qui se rencontrent, qui se font du bien et qui se réparent.
Pourquoi avoir voulu raconter justement ce type de récit pour votre premier film?
Parce qu’il y a quelque chose qui est lié aux films de mon enfance. J’adorais les récits de rencontre, comme Harold et Maude (1971), où c’est un très jeune garçon avec une vieille dame. Les dessins animés étaient aussi construits comme ça. J'aimais vraiment bien l’idée que l’on puisse rencontrer quelqu’un qui ne nous ressemble pas et qui nous répare.
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On a parlé de sororité, mais il y a aussi Titou, ce personnage masculin magnifique, incarné par Éric Cantona. Une forme de masculinité douce, une figure paternelle aussi. Comment est-il arrivé sur le projet et comment ce personnage s’est-il construit ?
Titou est d’abord inspiré du vrai Titou du village. C'est un homme très doux, un homme qui danse le disco pour se trouver un peu de liberté et de joie, alors qu'il n’a vécu que dans le deuil de ses parents, de son parrain… Il est très attaché à ses anciens qui sont tous morts les uns après les autres, alors que, après lui, il n’y a plus personne. Il y avait un truc un peu étrange dans son rapport au monde, que j'aimais beaucoup. Il y a aussi l’idée que Charlie et Marina vengent son amour perdu. En gros, Titou et Florence ne se sont pas aimés, ils étaient trop tristes et ils sont passés à côté, « et c'est con », comme il dit. Donc, il faut que Charlie et Marina s’aiment. Il faut que cette histoire-là fonctionne. Au fur et à mesure de l’écriture, j’ai essayé de sortir d’un schéma assez classique du personnage masculin qui vient aider les femmes. Il va être spectateur, il va être là, il va être autour, mais il ne va pas être le facteur déclencheur chez Marina, car elle doit faire sa démarche seule.
Concernant Éric Cantona, je l'ai casté en 2021 ; cela commence à faire longtemps. C'est Constance Demontoy, la directrice de casting de l'époque, qui avait eu cette idée pour l'accent, forcément. Moi, j'étais là, « mais c'est du génie en fait » ! Éric est quelqu’un de sensible, c'est évident. Il peint, il écrit des poèmes, il fait de la musique, on voit bien que le personnage du King Cantona, le footballeur, c'était un rôle qu’il jouait, j’en suis persuadée. Un rôle qui lui a pris beaucoup de temps et d’énergie, mais c’était un rôle, donc j'avais cette intuition que ça allait vraiment le faire marrer de travailler un personnage comme celui-ci. Et j’avais vu dans la série Dérapages sur Arte (2020) ce mélange de fragilité ensuite emmené vers une extrême virilité. Moi, je lui ai demandé de rester dans cette fragilité sur tout un film. Sans surprise, je l'ai trouvé exceptionnel de justesse. J’ai senti qu’il était allé chercher des choses assez intimes dans sa façon de jouer ce personnage, avec qui il a trouvé une connexion.
Vous avez commencé votre carrière en tant que monteuse. C’est d’ailleurs vous qui montez Les Matins merveilleux. Que change votre œil de monteuse dans votre rapport à la mise en scène et à l’écriture ?
À l'écriture, je ne me pose pas du tout la question du montage. Cela intervient plutôt quand je commence à parler avec la cheffe opératrice. Quand j'écris, j'ai plutôt l'impression d’être dans la scène avec les comédiennes, avec les personnages. Comme si j'étais vraiment au milieu de la séquence. Je vois en 360, comme si c’était du théâtre. Donc je ne monte pas du tout quand j'écris, en revanche je monte énormément quand je réalise. Là, j'ai tourné le film en dix-neuf jours. Il n'y a pas de plan que l’on tourne qui ne sera pas monté à la fin. D’habitude, il faut toujours arbitrer : cette séquence, est-ce qu’on a assez pour la monter ? Oui, alors on enchaîne… Tant pis, ça pourrait être mieux en restant plus longtemps, mais c’est comme ça… Avoir déjà le montage en tête permet surtout d’être plus apte à savoir exactement ce dont on a besoin. Avec Julia Mingo, la cheffe opératrice, on s'était accordé un très grand luxe en demandant que les décors ne soient jamais démontés avant qu’on ait monté les scènes. Je montais tous les week-ends et tous les décors restaient en place, comme l'appartement de Marina. Nous en avons tourné un bout, j'ai monté la scène, puis nous sommes revenus en tourner un autre bout. On pouvait adapter notre plan de travail en fonction de ce que l’on avait tourné et monté petit à petit.
Pour finir, parlons un peu de la musique, omniprésente dans le film. On y chante au karaoké, on danse, on écoute du disco comme un fil rouge dans le récit en lien avec l’état émotionnel des personnages… Et le titre, évidemment, fait référence à une chanson de Dalida.
J'adore les chansons françaises, c'est ma passion ! J'adore les paroles, mon rêve serait d'écrire pour des chanteurs et des musiciens, je lance ça à l’univers ! J’aime bien utiliser des chansons diégétiques, l’idée que l’on va se poser et écouter cette chanson de trois minutes au milieu du film. C'est comme ça, c’est moi qui décide. Je me suis fait vraiment plaisir sur cet aspect. La chanson de Fishbach, je l'adore. J’étais trop contente de pouvoir la mettre sur ce moment un peu déréalisé, très girly. Le disco est arrivé par le personnage de Titou. Je ne suis pas une fan de disco au départ, mais du coup, je me suis mise là-dedans. Ça m'a fait beaucoup rire, car il y a quand même quelque chose d’hyper anticonformiste dans le disco de niche des années 1970-1980, avec des morceaux de dix minutes qui partent dans tous les sens. C'est très joyeux. Et il y a la musique originale que nous avons composée avec Thomas Krameyer et Victor Page à la guitare, cette idée de troubadour mélancolique qui serait avec sa guitare derrière les personnages dans le village. C’est encore une autre façon de raconter des émotions avec la musique. Mais c’est vrai, un jour ou l'autre, il va falloir que je fasse une comédie musicale ; je sens que j'en ai vraiment très envie. J’ai d’ailleurs réalisé un épisode de comédie musicale pour la série Loulou sur Arte et je ne me suis jamais autant éclaté, on n’avait pas le budget, mais j’avais envie que tout le monde se mette à danser sur une scène de supermarché ! En tout cas, j’adore ce truc où on met la musique à fond sur le plateau et on s'éclate. Donc oui, peut-être dans un prochain projet ?
Propos recueillis par Alicia Arpaïa le 28 juillet 2026
Les Matins Merveilleux
Réalisé par Avril Besson
Avec India Hair, Raya Martigny et Éric Cantona
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule.
En salles le 29 juillet.